Articles

La distinction entre les critères d’attribution et les exigences techniques, à la lumière du principe de prévisibilité

La distinction entre les critères d’attribution et les exigences techniques, à la lumière du principe de prévisibilité

La distinction entre les critères d’attribution et les exigences techniques, à la lumière du principe de prévisibilité

28.07.2016 BE law

Dans la procédure de l’appel d’offres, le critère d’attribution se définit comme le critère à l’aune duquel le pouvoir adjudicateur évalue les différentes offres qui lui ont été soumises, en vue de déterminer laquelle, parmi celles-ci, est économiquement la plus avantageuse.

L’arrêt commenté ici illustre le principe selon lequel l’application des critères d’attribution, lors de l’évaluation des offres, doit avoir lieu dans le respect du principe de l’égalité de traitement des soumissionnaires et soumissionnaires potentiels, dont il découle une obligation de prévisibilité et de transparence. Pour ce faire, le critère d’attribution ne peut se confondre avec le respect d’exigences techniques ne laissant pas de marge à des propositions d’amélioration.

En l’espèce, la province de Namur avait lancé une procédure de marché public en vue de la mise à disposition et de l’entretien du linge de l’hôtel et du restaurant du château de Namur, suivant la procédure de l’appel d’offres ouvert. L’offre économiquement la plus avantageuse devait être évaluée en fonction de différents critères d’attribution, dont notamment la qualité du tissu supérieure aux exigences des clauses techniques. Le cahier spécial des charges comprenait par ailleurs plusieurs spécifications techniques liées à la composition du linge requis.

La décision de la province de Namur d’attribuer le marché à l’un des soumissionnaires fit l’objet d’un recours devant le Conseil d’Etat. Le requérant dirigea la majeure partie de ses griefs contre l’application, par la partie adverse, du critère d’attribution lié à la qualité du tissu. En l’occurrence, la province de Namur avait retenu la proportion de coton dans les draps comme élément qualitatif permettant de différencier les offres, alors que le cahier spécial des charges prescrivait une composition précise, non susceptible de variation.

Le Conseil d’Etat a jugé la critique sérieuse sur ce point, en affirmant non seulement que ces prescriptions s’imposaient, en sorte qu’il appartenait à la partie adverse d’apprécier si, le cas échéant, elles revêtaient ou non un caractère essentiel, et de motiver sa décision en conséquence, mais que l’on n’apercevait pas, en tout état de cause, comment les soumissionnaires auraient pu raisonnablement prévoir qu’en ne respectant pas ces prescriptions, ils pouvaient espérer augmenter leurs chances de se voir attribuer le marché.

Selon le Conseil d’Etat, le critère d’attribution ne peut se concevoir que comme portant sur des éléments qui ne sont pas fixés seulement comme des prescriptions techniques du marché. Admettre le contraire reviendrait à dénaturer le critère d’attribution. Ce n’est que s’ils sont exprimés comme des exigences minimales qu’il est loisible aux soumissionnaires de proposer une offre améliorée sur ce point (voy. également en ce sens C.E., arrêt n° 221.135 du 23 octobre 2012).

Aux yeux du Conseil d’Etat, il est indifférent que l’attributaire soit, en toute hypothèse, le seul à avoir proposé un tissu présentant un grammage plus élevé que le minimum imposé par les prescriptions techniques (seul élément visé par les prescriptions techniques qui pouvait être amélioré). La critique qui est adressée à la partie adverse est en effet plus radicale : elle porte sur l’imprévisibilité du critère d’attribution, tel qu’appliqué en l’espèce. Si le critère n’avait pas été dénaturé, rien ne permet de préjuger du résultat auquel aurait conduit l’analyse des offres.

À propos d’un autre moyen concernant un autre lot du marché, le Conseil d’Etat ajoute dans l’arrêt annoté qu’à l’inverse, considérer que le respect des exigences techniques relatives à la composition et aux caractéristiques du tissu suffit pour obtenir le maximum des points attachés au critère d’attribution relatif à la qualité du tissu est problématique. Selon le Conseil d’Etat, une telle manière d’appliquer ce critère, qui ne prend en considération aucun élément permettant d’atteindre une qualité supérieure aux seules prescriptions techniques, manque de prévisibilité également.

Lien: C.E., n°235.555 du 28/07/2016

 

Related news

05.10.2018 NL law
Presentaties seminar Dienstenrichtlijn en Detailhandel

Articles - Met het arrest van het Europese Hof van Justitie en de vervolguitspraak van de Afdeling bestuursrechtspraak van de Raad van State in de zaak Visser Vastgoed in Appingedam is vast komen te staan dat de Dienstenrichtlijn van toepassing is op bestemmingsplannen die detailhandel reguleren.

Read more

10.10.2018 NL law
Ongevraagd advies Raad van State: normering van geautomatiseerde overheidsbesluitvorming

Short Reads - Op 31 augustus 2018 heeft de Afdeling advisering van de Raad van State (hierna: "Afdeling advisering") een 'Ongevraagd advies over de effecten van de digitalisering voor de rechtsstatelijke verhoudingen' betreffende de positie en de bescherming van de burger tegen een "iOverheid" uitgebracht. Het gebeurt niet vaak dat de Afdeling advisering zo een ongevraagd advies uitbrengt. Dit onderstreept het belang van de voortdurend in ontwikkeling zijnde technologie en digitalisering in relatie tot de verhouding tussen de overheid en de maatschappij.

Read more

04.10.2018 BE law
Nieuw tijdperk voor Vlaamse woonreserves aangebroken

Articles - De Vlaamse regering beoogt het wettelijk kader in de zogenaamde "woonresergebieden" (waaronder de woonuitbreidingsgebieden) grondig te wijzigen. Ofwel krijgen de gebieden de volwaardige status als woongebied, ofwel krijgen ze een andere bestemming dan wonen. De regeling laat toe om gemeenten voor een openruimtebestemming te laten kiezen. Hierna een overzicht van het voorstel van de Vlaamse regering en de reactie van de adviesraden op het voorstel.

Read more

08.10.2018 NL law
Een nieuw VN-verdrag met al bestaande verplichtingen over mensenrechten en bedrijfsleven?

Short Reads - Na een langdurig onderhandelingsproces is op 19 juni 2018 een eerste conceptversie van een  VN-verdrag over mensenrechten en bedrijfsleven bekendgemaakt. Dit verdrag staat in het teken van een nieuwe benadering van de relatie tussen de plicht van Staten om mensenrechten te beschermen en de verantwoordelijkheid van bedrijven om specifiek ten aanzien van mensenrechten maatschappelijk verantwoord te ondernemen. Vraag is echter of er juridisch veel nieuws onder de zon is.

Read more

03.10.2018 NL law
Zijn tijdelijke omgevingsvergunningen voor zonneparken verleden tijd door wijziging subsidieregeling?

Short Reads - Tijdelijke zonneparken zijn snel vergunbaar, zo oordeelde de rechtbank Zwolle in haar uitspraak waarbij een tijdelijke omgevingsvergunning voor een zonnepark in Staphorst werd aangevochten. De rechtbank volgt daarmee de lijn van de Afdeling bestuursrechtspraak. Onlangs is echter de SDE+-subsidieregeling gewijzigd, waardoor projecten met een tijdelijke omgevingsvergunning van subsidie worden uitgesloten. Komt er daarmee een einde aan de oprichting van tijdelijke zonneparken?

Read more

Our website uses cookies: third party analytics cookies to best adapt our website to your needs & cookies to enable social media functionalities. For more information on the use of cookies, please check our Privacy and Cookie Policy. Please note that you can change your cookie opt-ins at any time via your browser settings.

Privacy – en cookieverklaring